The Dead Web – La Fin @ Mapping Festival (Genève, CH) / 23 – 26 mai 2019) / Dominique Sirois & Baron Lanteigne, Julien Boily, Julie Tremble, Projet EVA (Simon Laroche & Etienne Grenier), Frédérique Laliberté, Lauren Huret, Lukas Truniger & Nicola L. Hein, Simon & Romain de Diesbach [coproduit par Molior]

[Image : [I] (2017), Simon & Romain de Diesbach / iPhones et ciment sur panneau – détail]

DOMINIQUE SIROIS & BARON LANTEIGNE / JULIEN BOILY / JULIE TREMBLE / PROJET EVA (SIMON LAROCHE & ETIENNE GRENIER) / FRÉDÉRIQUE LALIBERTÉ / LAUREN HURET / LUKAS TRUNIGER & NICOLA L. HEIN / SIMON & ROMAIN DE DIESBACH

En coproduction avec MoliorThe Dead Web – La Fin a été présentée dans le cadre de la 15e édition du Mapping Festival à Genève (CH), du 23 au 26 mai 2019.

L’exposition, initialement composée d’artistes québécois, accueille dans le cadre du 15e Mapping Festival trois artistes suisses, sélectionnés par le biais d’un appel à projets lancé début 2019. Cette collaboration apporte une consonance particulière et des perspectives qui construisent et défont tout à la fois notre idée du Web ou de son absence. L’équipe du Mapping Festival se réjouit d’accueillir cette exposition !

Direction artistique, Ana Ascencio.

« Tout a commencé en mai 2015, lorsque j’ai lu sur lemonde.fr un article qui postulait la possibilité d’un effondrement du World Wide Web. Bien que cet évènement soit hautement hypothétique, plusieurs articles ont été écrits sur le sujet, en réaction à un symposium scientifique organisé par la Royal Society sur la « capacity crunch » (crise de capacité) d’Internet.

Dans un contexte où le réseau pourrait s’effondrer avant même la fin de son « adulescence » – en 2023, le Web tel que nous le connaissons aura à peine plus de 25 ans –, on peut tenter de figurer la chute et une forme d’après-monde du Web : Carcasses vides de serveurs et mers de déchets électroniques ? Néant numérique des écrans ? Machines imitant le Web ? Internet artisanal ?

Quelle forme l’expression, à la fois dématérialisée et délocalisée, du pouvoir – économique assurément et par défaut politique – prendrait-elle si la machine se trouvait débranchée ? Mais aussi, qu’est-il possible de faire ou de dire en attendant ? Comment occupe-t-on – ou pas – un temps et un espace dits de sursis, un espace-temps désormais partagé entre les réalités numériques et physiques ?

Dans le sillage de ces réflexions, j’ai souhaité rassembler des propositions artistiques qui rencontrent une résonance autour de tels questionnements. »

(Nathalie Bachand, commissaire de l’exposition)

La première itération de l’exposition The Dead Web – La fin a été présentée en 2017 au Eastern Bloc (Montréal, Québec, Canada)

On the occasion of the 15th Mapping Festival, three Swiss artists – selected through a call for entries released early 2019 – were added to the exhibition, initially composed of Quebecois artists only. This gives a particular sound and perspective, building and unpacking our idea of the Web, or its absence at the same time. The Mapping Festival team is looking forward to welcoming these artworks in Geneva!

Artistic direction, Ana Ascencio.

“It all began in May 2015, when I read an article on lemonde.fr that spoke of the possibility of a collapse of the World Wide Web. Although this event is largely hypothetical, several articles have been written on the subject in response to a scientific symposium that the Royal Society organized around the Internet Capacity Crunch.

In a context where the network could collapse even before the end of its “adultescence” —in 2023, the Web as we know it will barely be more than 25 years old—we can try to picture the fall of the Web and the after-world that would ensue: Empty server carcasses and a sea of electronic junk? A digital oblivion on all screens? Machines imitating the Web? A handcrafted Internet?

How will the at once dematerialized and delocalized dynamics of power structures be impacted in both their evident economic and inevitably political manifestations if the network is disconnected?

But also, what can still be said or done in the meantime? How does one occupy‑or not– what is essentially borrowed time and space, a space-time henceforth to be shared between digital and physical realities.

In the wake of these reflections, I wanted to gather artistic proposals that echo these considerations.”

[Nathalie Bachand, Curator]

The first iteration of the The Dead Web – La fin exhibition was presented in 2017 at Eastern Bloc (Montreal, Quebec, Canada).

Images et informations sur les oeuvres et artistes [Molior] >

(Plus d’images à venir)

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